Association France Palestine Solidarité - Isère / Grenoble

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Echirolles / Askar, octobre 2009: la solidarité au quotidien avec le camp de réfugiés Askar- Naplouse (partie 1)

Voir la première partie de cet article et  le diaporama réalisé par Echirolles-Palestine Solidarité   >> ici <<

La fresque pour la paix et la liberté  à l'entrée du Centre culturel et social d' Askar

 

Une coopération exemplaire   conduite par  la ville d'Echirolles  et l'association  « Echirolles-Palestine-Solidarité » en direction du centre culturel du camp de réfugiés ASKAR.

 

 

 

Selon le vœu de Yousef Serreh, responsable du secteur « Handicapés", nous sommes partis du 5 au 16 octobre   2009  lancer  un Atelier de construction de jeux collectifs en bois, mission financée par la ville.

 

 

 

Témoignage de Sahia Bouzeghoub, animateur de la MJC Desnos.

 

 

 

« Partir en Palestine via Israël n'est pas évident. Grâce  à l'expérience de Gérard, nous avons pu passer sans encombre, aussi bien à l'arrivée à l'aéroport  Ben Gourion qu'à travers le pays.

 

Dès notre arrivée au camp d'Askar,  nous avons eu des rencontres humaines extraordinaires aussi bien avec l'équipe qui gère le centre pour handicapés qu'avec la population du camp, une grande générosité d'accueil.

 

   Notre présence est déjà pour eux un espoir de liberté : ON NE LES OUBLIE PAS.

 

Les habitants du camp apprécient beaucoup les Français  et particulièrement les Echirollois. Les jeunes danseurs, les animateurs et militants associatifs ont  plein de souvenirs de leur venue dans notre ville d'Echirolles.

 

 

 

Au centre, Fadi, un animateur local m'a présenté l'outillage et les fournitures payées par la ville d'Echirolles. C'était assez complet et l'atelier qu'il dirige avait déjà produit de nombreux jeux de « réflexion et jeux de plateaux »

 

      Mon transfert de savoir-faire  en direction des animateurs et de leur public allait s'orienter  vers la construction  de jeux d'adresse afin de compléter leur ludothèque . Nous avons pris le temps de s'approprier les fiches techniques que j'avais apportées.

 

      Nous avons choisi de construire de  grands jeux pour tous. : MAXIFLITZERS et PALETS HOLLANDAIS. Nous avons démarré la fabrication dans la cour du Centre de façon naturelle et libre, des jeunes du camp  se joignant à nous  avec beaucoup d'intérêt.

 

Enfin, à entendre les ''palets''  claquer dans la cour, à voir les jeunes s'enthousiasmer, rire, s'exclamer, nous nous sommes dit :  "C'EST GAGNE ! ''

 

       Said et moi-même avons pu expérimenter ces jeux dans la cour de l'école mixte voisine, voir  le plaisir, la curiosité, entendre les rires nous a chargé de l'émotion  d'offrir à ces enfants un  ESPACE DE LIBERTE.

 

       Finalement, il me paraît opportun de poursuivre cette collaboration  entre le camp d'Askar 2, la ville d'Echirolles  et notre population. Cette action nourrit l'espoir et offre un sentiment de liberté à ces Palestiniens  cloisonnés dans leur camp de réfugiés.

 

Fabrication des jeux par les animateurs d'Askar et d'Echirolles

 

Témoignage de Saïd, habitant de la cité Viscose et ouvrier


 

Said, tu habites la Viscose, tu es adhérent de l'Association « Echirolles – Palestine – Solidarité» et tu rentres d'une mission de 10 jours  en Palestine  , chez nos amis d'Askar.

  Ouvrier d'usine  tu as pu obtenir un  congé spécial   dit « Humanitaire «  de la part de ton entreprise. C'est important.

 

Qu'as-tu vu  là-bas ?

 

- Tout d'abord, c'est l'arrivée à Jérusalem. Une vieille ville  regroupée en quartiers   arabes , arméniens, juifs et chrétiens. Une foule d'étrangers  japonais, russes, européens   encombrent les petites ruelles. Mais à chaque coin de rue, des patrouilles de l'Armée  Israéliennes  nous rappellent que la Palestine et aussi Jérusalem-est subissent leur Occupation.     Même l'esplanade des Mosquées nous a été inaccessible le premier jour.

 

Ensuite, nous sommes partis dans un bus palestinien  pour rejoindre la ville de Naplouse via Ramallah. À notre grande surprise, nous avons traversé le MUR   et les nombreux « check points »  sans être arrêtés ; l'armée israélienne, de jeunes soldats, était  pourtant présente.  Peut-être était - ce un sursis momentané ….

 

Et pour les Palestiniens, c'est pareil ? 

 

   - Hélas, non, ils sont enfermés en Cisjordanie  par un mur immense : pas question d'aller à la Mer Méditerranée toute proche, ni de se rendre en visite à Jérusalem. Et encore moins de partir à l'étranger, sauf avec un visa très difficile à obtenir … et sans assurance de pouvoir   revenir dans   son   pays.

 

Et Askar ? c'est près de Naplouse ?

 

 - Après avoir traversé de nombreuses vallées souvent dominées par les colonies israéliennes reconnaissables à leur drapeau frappé de l'étoile de David ,nous sommes arrivés au centre d'une très grande ville, très animée, très   commerçante. On y trouve de tout à condition d'avoir de l'argent (des shekels, monnaie israélienne); Mais aussi le danger de rencontrer des patrouilles israéliennes dès la tombée de la nuit...

Askar, c'est une petite ville de 6000 habitants, où nous avons fréquenté le Centre culturel, objet de notre mission. Nous avons travaillé avec Youssef Serreh et Farid Shokabe, animateurs d'un groupe d'adolescents très motivés par l'aide aux handicapés du camp.

Très rapidement, grâce à beaucoup de débrouillardise, nous avons pu alterner séances  construction de jeux collectifs en bois et repas conviviaux chez nombre de militants du camp, certains étaient venus à Echirolles grâce à ce "petit jumelage".

Askar, c'est une petite ville de 6 OOO  habitants où nous avons surtout fréquenté le Centre culturel, objet de notre mission. Nous avons travaillé avec Yousef Serreh et Fadi Shokabe  animateurs d'un groupe d'adolescents très motivés par l'aide aux handicapés du camp.

    Très rapidement, grâce à beaucoup de débrouillardise, nous avons pu alterner séances de construction de jeux collectifs en bois  et repas conviviaux  chez nombre de militants du camp, certains étant venus à Echirolles  grâce à ce « petit jumelage »

 

 
 

Et pour «communiquer » c'était facile ?

 

  - Avec un peu d'anglais et d'arabe algérien, à la fin, ça allait... Et puis, il y a les gestes et les sourires… Mais au début, heureusement que Gérard  parle anglais ….

 
 

 

Alors, voyage positif ?

 

- En effet, j'étais assez  angoissé  avant mon départ... mais la chaleur des rapports humains établis   avec nos amis d'Askar m'incite à  conseiller à mes amis échirollois  de tenter cette expérience.
 

D'abord en rencontrant  nos  visiteurs palestiniens  lorsqu'ils (ou elles) viendront à leur tour à Echirolles  en 2010 puis, en partant là-bas, leur apporter notre solidarité et notre fraternité …

 

         « Notre présence là-bas  a un air de liberté, cette liberté qu'il leur manque. »

 

Des moments de joie pour les enfants d'Askar.

 

 




30/11/2009

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