Association France Palestine Solidarité - Isère / Grenoble

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Echirolles, 24 avril 2012: "Le cochon de Gaza", projection-rencontre

Le collectif Cinéma Ouest  et "Echirolles Palestine Solidarité"

vous invitent à une projection-rencontres autour du film

Le cochon de Gaza

 

mardi 24 avril 2012

Cinéthéâtre de la Ponatière,  (avenue Vaillant Couturier)

 

 

18 h : Apéritif, préparé par les habitants

19 h : Projection du film

20h45 : Echanges autour du film et présentation des projets de l'association "Echirolles Palestine Solidarité"

 

Entrée libre . Enfants : à partir de 10 ans, obligatoirement accompagnés.

 

Dépliant de présentation de "Echirolles Palestine Solidarité" : à télécharger ici

 


 

Le cochon de Gaza Après une tempête, Jafaar, un pêcheur palestinien de Gaza, remonte par hasard dans ses filets un cochon tombé d’un cargo. Bien décidé a se débarrasser de cet animal impur, il décide toutefois d’essayer de le vendre afin d’améliorer son existence misérable. Le pauvre Jafaar se lance alors dans un commerce rocambolesque et bien peu recommandable…

Dans cette tragi-comédie, l’ensemble du petit peuple de Gaza, coincé entre sa misère absolue au quotidien, les contraintes des militaires Israéliens et le diktat des barbus aux commandes, est représenté par ce pauvre pêcheur dont l’unique souci est de survivre au jour le jour et qui, pour cela, est prêt a tout. Jafaar, dans une permanente dérision de lui-même, même dans les moments tragiques, évolue dans cette histoire a l’humour mordant… et nous laissera espérer que si l’on peut s’entendre, malgré toutes les différences, à l’échelle individuelle, on peut s’entendre in fine, à l’échelle collective.

 

 

 

 

Photos du film  : 

"Le cochon de Gaza" : une farce ni casher ni halal qui aimerait réconcilier

LE MONDE, Par Isabelle Regnier

 
Une scène du film français de Sylvain Estibal, "Le Cochon de Gaza" ("When Pigs Have Wings").

Faire du blocus de Gaza le cadre d'une comédie n'allait pas de soi. Peut-être parce qu'il ne vient pas de là, ni même du cinéma, l'écrivain et journaliste français Sylvain Estibal s'y est risqué, et il a bien fait. Fable absurde au parfum de comédie italienne, Le Cochon de Gaza se regarde comme on respire une bouffée d'air frais.

 

L'histoire est celle de Jafaar, un pêcheur gazaoui, sympathique et totalement aux abois. Depuis qu'Israël a réduit à rien l'espace autorisé pour la pêche, il ne trouve plus un poisson. Un beau matin, il récupère dans ses filets rien de moins qu'un gros cochon poilu. Panique. Entre l'animal monstrueux qui rue dans les brancards en poussant des cris aigus et le pêcheur aussi terrorisé que si le diable s'était invité sur son bateau, la scène burlesque qui s'ensuit est formidable.

 

Que faire de cette bête répugnante, jugée aussi scandaleusement impure par les juifs que par les musulmans, et qui pourrait rapporter plus d'argent que bien des poissons ? Cachant l'animal dans sa cale, Jafaar tente de le refourguer au chef du bureau de l'ONU. Il apprend ensuite que les Russes de la colonie voisine pourraient en avoir l'usage, se rend sur place où on lui demande d'apporter non pas le cochon, mais des échantillons du sperme de l'animal pour féconder les femelles. Voilà le pauvre homme condamné, pour gagner sa pitance, à masturber son cochon à l'insu de sa femme et de ses voisins, rongé par la honte et l'angoisse...

 

Rocambolesque

Le rocambolesque du film ira crescendo, se nourrissant des absurdités induites par la paranoïa réciproque des deux camps, par le culte de la virilité qui imprègne les esprits.

 

Humaniste et bon enfant, cette petite comédie sans prétention, dont la tenue ne se relâche jamais, joue sur les ressemblances entre Israéliens et Palestiniens sans s'arrêter sur les différences. La violence n'est pas occultée, que ce soit celle infligée aux Gazaouis par l'armée israélienne ou celle des attentats anti-Israéliens. Mais elle est toujours traitée sur le même mode farcesque.

 

L'élevage de cochons dans les colonies juives par exemple, alors que ces animaux n'ont pas le droit de poser le pied sur le territoire israélien, s'explique par la capacité qu'ils ont à flairer les explosifs. Aussi, pour contourner l'interdit, les installe-t-on sur des plates-formes, ou leur passe-t-on des chaussettes aux pieds. Cet humour foutraque sera-t-il aussi bien perçu en Israël et en Palestine qu'il l'est depuis la France ? C'est évidemment une question qui se pose.



10/04/2012

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